Ma vie professionnelle a évoluée depuis le mois de mars (date de mon dernier billet). Même si j’ai acquis de nouvelles responsabilités, je n’en ai pas moins poursuivi mon chemin pour une vie plus simple. J’ai fait certains choix, dont la mise en veille temporaire de mes participations “écologiques ” sur internet.

Suite au dernier billet, qui a soulevé pas mal de commentaires, j’ai poursuivi ma réflexion sur le sujet, et notamment sur l’alimentaire. Finalement, ce que je recherche, c’est une certaine autonomie alimentaire : mon objectif final (s’il est atteint) est de tendre vers une auto-suffisance pour mon alimentation.

A mes yeux, atteindre cet objectif s’effectue en plusieurs phases, plus ou moins longues. Le point de départ est l’alimentation type “plat cuisiné” (le pré-mâché, pré-digéré…). Le point d’arrivée est l’autonomie alimentaire.

  1. Etape 1 : Changer sa façon de manger et son régime alimentaire : passer du tout-cuit aux plats cuisinés à la maison,
  2. Etape 2 : Passer à des produits plus sains, en privilégiant le biologique,
  3. Etape 3 : Passer de l’hypermarché, peu soucieux du producteur, à un réseau à image “plus humain”,
  4. Etape 4 : Passer à l’achat direct chez le producteur,
  5. Etape 5 : Devenir soi-même le producteur…

Ainsi, il y a 4 ans, nous faisions nos courses toutes les semaines à l’hypermarché du coin. C’était la “balade” du samedi matin… Le passage à une alimentation plus saine et plus équilibrée nous est apparue nécessaire, le choix d’une alimentation biologique également.

L’ouverture d’une biocoop a pas mal facilité le passage à la troisième étape. Petit à petit, nous passions de plus en plus de temps à la Biocoop, et beaucoup moins à l’hypermarché du coin…

Depuis quelques mois, nous nous alimentons à partir de fruits et légumes du jardin, mais également et surtout de produits achetés directement au producteur (à 70% je pense). Les reste, nous l’achetons encore biocoop.

Aujourd’hui, mes réflexions m’ont conduit à rechercher une autonomie vis-à-vis de l’alimentation.

Petit à petit, nous passons à la quatrième et cinquième étape, même si, je pense, le passage complet à l’étape 5 ne sera pas possible dans un futur immédiat. N’est-ce qu’une utopie ? Toujours est-il qu’il s’agira dans un premier temps d’acquérir un terrain conséquent, mettre en place un petit élevage…




2 Responses to “Evolution des habitudes alimentaires.”  

  1. Ne voulant pas inonder internet de voeux anonymes, j’ai choisi seulement trois blogs que je juge pertinent, complice. Alors bonne et heureuse année 2009.

  2. Je pense qu’à partir du moment où on veut devenir producteur sur un petit espace, tout en n’y passant qu’une faible proportion de son temps, on est obligé de revoir de fond en comble ses habitudes alimentaires. La cuisine française actuelle est inspirée largement du régime des bourgeois, lui-même calqué sur celui des nobles, lesquels ne se souciaient ni du travail, ni de l’espace que requéraient leur beaux plats en sauce et leurs pains à l’odorante mie.

    Je trouve que c’est la partie la plus difficile sur la voie de l’autonomie alimentaire : le deuil de la cuisine traditionnelle, avec presque tout à réinventer, comme le fait Geispe sur son blog monotarcie.blogspot.com.


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