Saint-Nicolas

Demain, 6 décembre, c’est la Saint-Nicolas. Etant originaire du nord-est de la France, cette journée est très importante. La-bas, la venue de Saint-Nicolas est attendue de tous, petits ou grands… Cette journée du 6 décembre me rappelle mon enfance. Nous attentions impatiemment la venue de Saint-Nicolas, vêtu de son manteau rouge, de sa mitre et sa crosse. Quand il arrivait, il était accompagné du père Fouettard, sensé corriger les enfants qui n’étaient pas sage. Nous recevions à sa venue du pain d’épices, des noix, noisettes, fruits secs et quelques clémentine.

Mais, pourquoi parler de la Saint-Nicolas dans ce blog ? A l’inverse de Noël qui a perdu de son charme et de son âme, je trouve que la fête de Saint-Nicolas est restée proche des traditions et garde sa simplicité, même si certains ont tendance à vouloir beaucoup plus « commercialiser » cette fête. Cette fête me rattache aux traditions dans lesquelles j’ai grandi. Avec quelques pain d’épices, des noix et des clémentines, j’étais un enfant très heureux.

Alors bonne fête de la Saint-Nicolas à tous !

La planification du potager pour 2012 – structuration

Après les dernières récoltes de carottes, panais et encore quelques courgettes qui profitent de la douceur de cette automne, le temps est venu de planifier le potager pour l’année prochain.

Cette année a été l’occasion de « tester » le potager car qui dit nouvelle maison, dit nouveau jardin et donc nouveau type de sol et nouvelle condition de culture. Et effectivement, après une terre plutôt argileuse, j’ai hérité ici d’une terre beaucoup plus sableuse. La culture est donc très différente. J’ai donc cette année plutôt apprivoisé mon potager, et malgré une parcelle cultivée à moitié, le rendement est plutôt bon. Après l’apprivoisement, vient le temps de la réflexion…

Quelle méthode de culture ?

Il existe de multiples méthodes et techniques proposées pour la culture du potager biologique, et lorsqu’on y réfléchit, on peut être rapidement perdu. Pour faire simple, il y a d’un côté les principes de base (rotation des cultures, associations de plantes), et d’un autre côté les différentes méthodes qui vont permettre l’application de ces principes (planches de culture, cultures sur butte, potager en carré…). Toute cette mise en pratique nécessite réflexions de mise en œuvre et techniques propres. Je citerais enfin la permaculture, qui constitue une science de conception des cultures, des lieux de vie, et des systèmes agricoles humains utilisant des principes d’écologie et le savoir des sociétés traditionnelles pour reproduire la diversité, la stabilité et la résilience des écosystèmes naturels (définition du site permaculture.fr).

Structuration dans l’espace

Mon précédent potager était structuré en carrés (plutôt rectangles). Cette méthode me convenait assez bien. Cependant, celle-ci n’est que très peu applicable pour les pommes de terre ou les courges et courgettes qui ont tendance à prendre la place des voisins. Aussi, je continuerai cette méthode, mais seulement une partie du potager, pour certaines plantations particulièrement adaptées. Par exemple, la dispersion des plants de tomates retarde assez bien la propagation du mildiou.

Donc, étant donné la forme de mon potager, je l’ai structuré en 3 zones :

  • zone de planches de culture (5 planches ou parcelles de 3 x 3 m), sur la base d’une rotation quinquennale,
  • zone de cultures en carré (3 rectangles d’1,2 x 2,4m) + 1 carré de 1,2 x 1,2 m,
  • et enfin des zones complémentaires, pour les fraises, framboises, cassis, groseilles…

Je vais maintenant définir pour les planches de culture, la manière dont je vais gérer à la fois la rotation et l’association…

Vivre en simplicité… plus que jamais !

Me revoilà sur mon blogue, quelque peu abandonné depuis plusieurs mois…

Il faut dire que j’ai fait une petite parenthèse dans mon cheminement vers la simplicité volontaire. Non pas que je sois devenu un hyperconsommateur, mais j’avoue être retombé dans certaines facilités que nous procure le modèle de la société de consommation. Ce fut particulièrement le cas pour les achats de la vie courante (retour dans les supermarchés, achats non essentiels… ) Ah !!!… les sirènes de la Consommation… ! Bon. tout n’est pas si noir… le potager a très bien donné cette année, j’ai trouvé à m’approvisionner en local pour la viande et les légumes que je n’ai pas dans le jardin…

Alors pourquoi ce besoin de reprendre le chemin de la simplicité volontaire ?

J’ai fait un retour en arrière pour voir ce que j’avais écrit au  début de mon blogue. Je résumais ma vision de la SV en trois idées :

  • un désir profond de simplifier ma vie,
  • une volonté de vivre en adéquation avec ma conscience écologique/environnementale,
  • un choix de mon consommer et de moins dépenser.

Même si tout cela me motive encore aujourd’hui, il y a une choses qui me pousse à aller encore plus loin.

La période de crises que nous vivons actuellement n’est que la conséquence logique d’un système qui marche sur la tête et qui déraille : spéculations, course au profit, aliénation des individus, notations en tout genre, incitations à l’hyperconsommation et à l’endettement… Pour certains, nous sommes actuellement à la fin d’un modèle (économique) qui considérait que les ressources naturelles étaient illimitées.  En tout cas, il est évident qu’il montre quelques faiblesses et sa fin semble être toute aussi soudaine que brutale. Avec sa chute, c’est tout un pan de nos modes de vie qui risque de s’écrouler. Dans ce cas il y a deux solutions : soit on subit, soit on se prépare et on anticipe l’avenir. Pour ma part, j’ai choisi la deuxième solution.

Préparer et anticiper l’avenir signifie se préparer à un monde très différent de l’actuel. Je ne peux lire l’avenir et dire de quoi demain sera fait. Cependant, je suis convaincu que cela passe indubitablement par la recherche d’une certaine autonomie, l’intégration dans la vie locale, l’approvisionnement dans le cadre de circuits courts, l’apprentissage du « vivre mieux avec moins », la recherche de l’essentiel… Pousser la simplicité volontaire dans le fond de la démarche est, à mes yeux, une évidence.

Donc, en définitive, et pour reprendre le titre du livre de Serge Mongeau : Vivre en simplicité, plus que jamais !

Désencombrement sur la toile…

Je suis actuellement dans une nouvelle période de simplification, du moins, je reviens aux fondamentaux (J’y reviendrai dans un prochain article).

En réalisant quelques recherches sur internet je suis tombé, entre autre, sur ce blog, mais également sur mon ancien blog, que j’avais laissé en lecture seule…

Du coup, j’ai décidé de fusionner les deux blogs… un désencombrement sur la toile en quelque sorte. Je vais donc réintégrer petit à petit mes anciens articles sur wordpress.

Regain

Regain :

1- Herbe qui repousse dans les prairies après la fauche

2- Retour ou accroissement d’un avantage, d’une qualité, etc., qui paraissaient décliner

Vous allez me dire… « eh bien, depuis ton dernier article intitulé « 446 », il ne s’est pas passé grand chose ! »…

En fait, il s’est passé beaucoup de choses…. j’ai repris le boulot tout doucement (avec de bonnes résolutions… que je respecte !). Je suis aujourd’hui beaucoup plus serein dans ma tête, et cela me permet de me réapproprier ma vie. La longue pause que j’ai prise m’a permis de réfléchir sur moi-même, sur qui je suis, sur ce que je veux faire, ce que je ne veux pas faire, sur ce qui me plaît, sur ce qui ne me plaît pas…

Et puis il y a mon cheminement personnel vers la simplicité volontaire, le choix, que j’avais pris il y a quelques années, d’une vie plus simple, plus authentique.

Depuis que je prends le temps de me poser, d’avancer à mon rythme, je reprends goût à ces idées que j’avais mis un temps de côté. En gros, je suis revenu à mes fondamentaux de vie… cela m’inspire cette parabole :

J’avais semé des graines dans un jardin. Certaines étaient de bonnes graines : elles produisaient  une herbe toute simple mais offrait un bon foin, tendre et appétant. D’autres produisaient de grandes plantes, certaines avec de jolies fleurs. Cependant elle étaient beaucoup moins bonnes. Pour ainsi dire, elles étaient de piètre qualité, produisaient un mauvais foin…

Après plusieurs semaines, les graines vinrent à germer, mais en se développant, les graines de mauvaises qualité empêchaient les bonnes graines  de pousser correctement. Ces mauvaises herbes étouffaient les bonnes herbes.

Désemparé, je décida de chercher de l’aide. La plupart me dirent que j’avais bien de la chance d’avoir une parcelle aussi bien fleurie et aussi bien fournie. Nul ne comprenait mon seul désir d’avoir un simple fourrage. Je me procurais alors des livres et des revues techniques pour savoir ce que je devais faire… mais je ne trouvais pas de réponse.

Quelques jours après, alors que je perdais espoir, mon voisin vint me voir : « Qu’est ce qui t’arrive mon garçon ? Pourquoi es-tu si triste ? ». Je lui répondis que je ne savais pas quoi faire avec mon problème de bonnes et de mauvaises graines. Après un moment de silence, il me dit : « Tu as été attiré par des plantes plus grandes et plus fleuries que tes semences fourragères, mais qui sont bien inutiles à ton jardin. Aujourd’hui, tes bonnes herbes sont étouffées par les mauvaises herbes. Mais sache une chose : les racines de tes mauvaises herbes sont superficielles, alors que celles de tes bonnes herbes sont profondes. Même si tu ne vois aujourd’hui que tes mauvaises herbes, les bonnes sont cachées sous leurs feuilles. Elles attendent leur heure. C’est dans les périodes les plus dures que les bonnes pourront dépasser les mauvaises. Pour autant, elles auront besoin de ton aide… au moment venu, lorsqu’il fera sec, fauches ta parcelle. Les mauvaises herbes seront vites desséchées« . Le vieil homme m’avait donné la réponse à mes questions. Après l’avoir remercié, je lui demanda si cette technique portait un nom. Il me répondit alors :

« C’est une technique qui ne porte pas de nom, mais je peux simplement nommer ce qui va se passer après la fauche de tes mauvaises herbes : cela s’appelle le regain« .

446

446… cela fait 446 jours que je n’ai pas posté un article sur mon blog qui était passé un peu aux oubliettes…

Dans son livre L’ABC de la simplicité volontaire, Dominique Boisvert résume très bien ce qu’il m’est arrivé :  « La SV est bien rarement un cheminement linéaire. On s’y engage avec plus ou moins de détermination, on procède par essais et erreurs, on fait parfois des bonds en avant, des pas de côté, mais aussi des moments de pause ou même de retour en arrière« .

Dans un certain sens, j’ai fait une pause, voire un retour en arrière dans la SV, car manque de temps (bizarre… alors que l’un des objectifs mêmes de la SV est de mieux gérer son temps…).  Mon boulot m’a donc pris beaucoup de temps, je n’ai pas compté mes heures. Malheureusement, au bout du compte, j’ai commencé à être fatigué, j’ai fait des erreurs, j’ai eu des angoisses, le stress, les oublis, les pertes momentanées de mémoire…  et puis un jour mon corps a dit STOP.

Je suis pour l’instant en arrêt… mais après avoir culpabilisé d’avoir laissé mes collègues avec tous mes dossiers, je commence à me dire que ce coup d’arrêt n’est pas si négatif que cela, et que, au contraire, il va me permettre de réfléchir à qui je suis, ce que je veux faire de ma vie. En définitive, à me réapproprier ma vie…

Evolution des habitudes alimentaires.

Ma vie professionnelle a évoluée depuis le mois de mars (date de mon dernier billet). Même si j’ai acquis de nouvelles responsabilités, je n’en ai pas moins poursuivi mon chemin pour une vie plus simple. J’ai fait certains choix, dont la mise en veille temporaire de mes participations « écologiques  » sur internet.

Suite au dernier billet, qui a soulevé pas mal de commentaires, j’ai poursuivi ma réflexion sur le sujet, et notamment sur l’alimentaire. Finalement, ce que je recherche, c’est une certaine autonomie alimentaire : mon objectif final (s’il est atteint) est de tendre vers une auto-suffisance pour mon alimentation.

A mes yeux, atteindre cet objectif s’effectue en plusieurs phases, plus ou moins longues. Le point de départ est l’alimentation type « plat cuisiné » (le pré-mâché, pré-digéré…). Le point d’arrivée est l’autonomie alimentaire.

  1. Etape 1 : Changer sa façon de manger et son régime alimentaire : passer du tout-cuit aux plats cuisinés à la maison,
  2. Etape 2 : Passer à des produits plus sains, en privilégiant le biologique,
  3. Etape 3 : Passer de l’hypermarché, peu soucieux du producteur, à un réseau à image « plus humain »,
  4. Etape 4 : Passer à l’achat direct chez le producteur,
  5. Etape 5 : Devenir soi-même le producteur…

Ainsi, il y a 4 ans, nous faisions nos courses toutes les semaines à l’hypermarché du coin. C’était la « balade » du samedi matin… Le passage à une alimentation plus saine et plus équilibrée nous est apparue nécessaire, le choix d’une alimentation biologique également.

L’ouverture d’une biocoop a pas mal facilité le passage à la troisième étape. Petit à petit, nous passions de plus en plus de temps à la Biocoop, et beaucoup moins à l’hypermarché du coin…

Depuis quelques mois, nous nous alimentons à partir de fruits et légumes du jardin, mais également et surtout de produits achetés directement au producteur (à 70% je pense). Les reste, nous l’achetons encore biocoop.

Aujourd’hui, mes réflexions m’ont conduit à rechercher une autonomie vis-à-vis de l’alimentation.

Petit à petit, nous passons à la quatrième et cinquième étape, même si, je pense, le passage complet à l’étape 5 ne sera pas possible dans un futur immédiat. N’est-ce qu’une utopie ? Toujours est-il qu’il s’agira dans un premier temps d’acquérir un terrain conséquent, mettre en place un petit élevage…